Quelques symptômes

Quelques symptômes

La souffrance mentale au travail peut se manifester pas un surinvestissement ou, contrairement, par un sous-investissement par rapport au travail. 
Par exemple vous arrivez au travail de plus en plus tôt, le quittez de plus en plus tard, vous ne prenez plus le temps de déjeuner ou vous déjeunez sur votre poste de travail (en face à face avec votre écran d’ordinateur ou autre), vous vous sentez totalement submergé-e, vous pensez à votre travail en permanence, pendant le week-end, la nuit, vous emportez du travail chez vous. Ou bien vous traînez les pieds chaque jour pour aller travailler, vous n’avez pas envie ou vous avez peur d’aller au travail. Vous n’avez plus aucune motivation, vous n’avancez pas dans les tâches qui vous sont confiées, vous faites des erreurs, vous êtes réfractaire à toute nouveauté. Il vous arrive de pleurer sur votre lieu de travail, de baisser les bras, de quitter votre poste.

Vous avez l'impression d'être dans une impasse insoluble, votre activité professionnelle vous rend malheureux, vous pleurez. Vous avez le sentiment d’être incompétent-e, impuissant-e, dépassé-e. Vous ne riez plus, vous n’êtes pas de bonne compagnie, d’autant plus que vous ressassez en permanence vos difficultés professionnelles. Vous vous sentez incompris, peu soutenu par votre entourage. Vous vous sentez persécuté au travail, vous ruminez des idées comme : « je suis certain-e que ma hiérarchie veut me pousser vers la sortie, me faire craquer », « le petit nouveau veut prendre ma place, il fait tout pour me déstabiliser ».


Vous pensez être toujours réprimandé à tort, vous avez l’impression d’être mis de côté, de ne plus participer à la vie de l’entreprise, être le souffre-douleur. Vous consommez de plus en plus de psychotropes, anxiolytiques et/ou antidépresseurs, de tabac, d’alcool. Vous avez une faible résistance au stress, et des réactions émotionnelles amplifiées. Vous ressentez fortement le stress, vous vous énervez facilement, vous perdez vos moyens, il vous arrive d’hurler, de vous isoler pour vous éloigner des sources de stress. Vous vous sentez seul, peu soutenu, peu encouragé. Vous prenez toutes les remarques trop à cœur, et toujours de façon négative. Vous n’acceptez aucun conseil, que vous considérez comme des reproches. Vous manquez d’énergie, notamment pour réaliser vos activités personnelles ou familiales. Vous connaissez des problèmes de sommeil : vous avez du mal à vous endormir, vous dormez peu, ou pas du tout, vous vous réveillez la nuit. Votre baisse de concentration et vos troubles de l’attention sont de plus en plus courants. Vous souffrez de maux de dos chroniques, d’ulcères, de maux de tête, des eczémas. Vous avez pris beaucoup de poids ou vous avez beaucoup maigri.