Les phases du trouble bipolaire

Les phases du trouble bipolaire

1. La phase initiale de déclin et de polarisation (déstabilisation thymique polaire imperceptible). 
La dégradation de l’équilibre thymique commence par un déclin très léger, voir imperceptible de l’état général. Il se fait ressentir par une série de manifestations de faible intensité : fatigue, irritabilité, diminution des capacités, la nervosité, la sensibilité aux stimuli, etc. La source de cette dégradation de l’équilibre thymique peut être de nature circonstancielle, tel que le stress ou certains événements bouleversants. Mais elle peut être également de nature biologique tel qu'une mauvaise hygiène du sommeil, ou la prise de substances toxiques. Cette phase initiale est marquée ainsi par des premières manifestations subtiles, voire imperceptibles, et qui sont généralement ignorées. 

2. La phase de compensation (prodromique) 
Le sujet commence à ressentir de plus en plus des difficultés pour composer avec son quotidien, mais il utilise ses ressources et capacités pour compenser leurs effets (sur le plan social, professionnel, émotionnel, etc.). Ce processus de compensation consomme de plus en plus de ressources et épuise les réserves, et son état de santé s’aggrave. On note ici des comportements spécifiques à chaque individu (prodromiques) comme par exemple fumer plus de cigarettes, boire plus d'alcool, l'appétit change, la fréquence de sorties change, etc.). 

3. La phase d’épuisement et alerte (modification du sommeil) 
Dans cette phase, le sommeil se dégrade, l’anxiété augmente et consomme de plus en plus de ressources, les ruminations deviennent incessantes … La fatigue due à la sur consommation d’énergie s'amplifie … la personne est en état d’alerte (anxiété) et se prépare pour l’épisode, ou elle demande de l’aide. 

4. La phase de l’épisode du trouble bipolaire 
La perturbation du système biologique, cognitif et affectif est enclenchée. Suite à cette évolution, on se dirige vers des comportements en rapport avec la polarité : soit dépressif, soit hypo-maniaques. Le trouble de l’humeur une fois installé oriente les comportements du sujet.